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1.
NOTRE DILEMME HUMAIN
Aujourd’hui, où que
nous allions, le monde est en difficulté. Partout, hommes et
femmes cherchent la solution aux insurmontables problèmes
moraux, personnes, sociaux, nationaux et internationaux. En
fait, d’une manière sous-jacente, il y a un profond désir de
connaître le sens réel de la vie et de l’avenir.
Les gens
s’interrogent sur l’origine du monde, sur celle de la vie. On se
demande pourquoi les hommes sont toujours en guerre, et quelle
est la cause de tant de haine entre les peuples ou les
différentes ethnies. N’y a-t-il donc aucun espoir d’une paix
durable ? Pourquoi la nature humaine se déchire-t-elle ainsi
entre des idéaux élevés et des actions contraires ; entre une
espérance de quelque chose de meilleur et une inclination
perverse vers le pire ?
Sans l’aide de
quelque puissance extérieure à lui-même, l’homme n’a jamais été
capable de trouver une réponse satisfaisante à ses problèmes.
Mais il y a une espérance. Implantée au plus profond de tout
coeur humain, il y a une certaine mesure de foi latente ; un
désir d’adorer quelque puissance supérieure, de chercher Dieu.
En fait, Dieu possède ces réponses.
2.
QUE DOIS-JE FAIRE ?
Le merveilleux plan
de la Rédemption que le Christ a préparé est révélé dans sa
Parole, la Bible. Dans Matthieu, le premier des livres du
Nouveau Testament, au chapitre 19, versets 16 à 26, nous pouvons
lire l’histoire d’un jeune homme qui vint à Jésus pour lui poser
une question. Il avait un souci, une interrogation qui se trouve
dans la pensée de beaucoup : « Quelles bonnes actions dois-je
faire pour hériter la vie éternelle ? »
Jésus répondit : « Si
tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » En
d’autres termes, si tu penses pouvoir gagner la vie éternelle
par tes propres bonnes oeuvres, il te faut garder les
commandements. Ce jeune homme étant Juif, les commandements pour
lui, faisaient référence à la Torah, les cinq premiers livres de
l’Ancien Testament. Il voulut savoir auxquels de ces
commandements Jésus faisait allusion. La réponse du Maître
résuma le contenu des six derniers commandements de la loi
morale, les Dix Commandements. Il lui fut donc dit : « Aime
ton prochain comme toi-même. » (Lévitique 19 : 18).
Parce qu’il avait
été élevé dans la loi juive la plus stricte, ce jeune homme
répondit : « J’ai gardé toutes ces choses... que me
manque-t-il encore ? » Cela revient à demander si malgré
tous ses efforts, il pouvait y avoir dans sa vie quelque chose
qui le prive d’entrer au ciel. Àcela Jésus ajouta, « Si tu
veux être parfait -sous entendu, si tu aimes vraiment ton
prochain comme toi-même- va, vends tes biens et donne
l’argent aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis
viens et suis-moi ! »
Quelle affaire !
Cela représentait beaucoup plus pour le jeune homme que ce qu’il
était prêt à donner. Il était riche et possédait de grands
biens. Il fit demi-tour, tout triste, et s’en retourna chez lui
sans l’assurance de la vie éternelle.
Les disciples de
Jésus témoignèrent de cet incident, et le Christ utilisa cet
épisode pour montrer qu’en matière de salut, « Aux hommes,
cela est impossible, mais à Dieu tout est possible » (verset
26).
3.
QUAND LES EFFORTS HUMAINS ÉCHOUENT
Parce que le péché
est trompeur, beaucoup ont été induits en erreur, et nombreux
sont ceux qui pensent pouvoir se sauver eux-mêmes en pratiquant
de bonnes oeuvres. Lors d’une enquête dans trois villes
américaines, la question suivante fut posée au public : « Qui va
au ciel et qui va en enfer ? » La réponse typique des personnes
interrogées fut : « Les bons iront au ciel et les méchants en
enfer. »
Mais la Bible
enseigne clairement que « Par l’observation de la loi (en
essayant donc d’être bon) personne ne sera justifié »
(déclaré juste) Galates 2 : 16). Paul confirme cela dans Romain
3 : 20 et ajoute : « C’est par la loi que nous prenons
conscience du péché. »
Les Juifs de
l’époque de Paul commettaient cette terrible erreur qui consiste
à croire que l’homme peut se sauver en gardant la loi. C’est
pour cette raison qu’au début de son ministère Jésus invitait
ces Juifs sincères -qui tentaient désespérément d’atteindre le
ciel par leurs propres efforts- en leur disant : « Venez à
moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés (très
découragés), et je vous donnerai du repos. » (Matthieu
11 : 28).
4.
DE L’ESPOIR POUR CEUX QUI NE PEUVENT RIEN
La seule espérance
de salut pour l’homme réside dans l’Évangile de Jésus-Christ.
Jésus fit cette remarque à Nicodème, membre du sanhédrin et un
des principaux conducteurs spirituels de l’époque, « Car Dieu
a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que
quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie
éternelle » (Jean 3 : 16).
Cette remarque est
devenue depuis un des thèmes favoris de nombreux chrétiens. Le
Christ, en effet, est avant tout venu dans ce monde pour sauver
les hommes.
Quand nous lisons
la Bible, que ce soit le Nouveau ou l’Ancien Testament, nous
découvrons trois thèmes vraiment importants.
-
TOUS EN UN :
Dieu créa tous
les hommes -la race humaine toute entière- en un homme. Dans
le livre des Actes, chapitre 17 verset 26, nous pouvons lire :
« Il a fait que tous les hommes, sortit d’un seul sang,
habitassent sur toute la surface de la terre. » Dans
Genèse 2 verset 7, la création d’Adam nous est rapportée. Le
mot « Adam » en hébreu, signifie « humanité ».
Nous lisons que Dieu a soufflé en Adam le souffle de vie.
Alors que les versions bibliques classiques traduisent « vie »
au singulier, le texte hébreu original emploie ce mot vie au
pluriel -le souffle de vies. Dieu ne s’est pas contenté
de créer un seul homme avec Adam, mais il créa en lui la race
humaine entière.
-
UNE RACE DÉCHUE :
Par
l’homme, le péché est entré dans le monde. Dans le Nouveau
Testament et tout particulièrement dans Romains 5 verset 12 et
dans 1 Corinthiens 15 versets 21 et 22, nous apprenons que
Satan a ruiné la race humaine toute entière, en un seul homme,
Adam. Quand Adam et Ève furent créés, Dieu leur demanda de
reproduire la vie corporative qu’Il avait placée en eux
(Genèse 1 : 28).
Mais, avant même que
le couple procède à cette multiplication, il pécha. Dès lors, la
vie qu’Adam passa à ses enfants, -à sa postérité- fut une vie
qui avait déjà péché. Depuis, cette vie à laquelle nous
participons, vous et moi, est une extension de la vie d’Adam,
c’est une vie déjà condamnée, une vie qui doit mourir.
Le texte de Romains
5 verset 12 confirme cela : « Le péché est entré dans le
monde par un seul homme. » Au verset 18, Paul poursuit sa
réflexion et déclare : « Ainsi donc, comme par une seule
offense, la condamnation a atteint tous les hommes, de même par
un seul acte de justice la justification qui donne la vie
s’étend à tous les hommes. » Dieu ne blâme pas l’humanité
pour la situation fâcheuse dans laquelle nous nous trouvons par
naissance. Il ne nous tient pas rigueur pour la condamnation
sous laquelle nous sommes placés dès notre naissance.
Nous pouvons lire dans
1 Corinthiens 15 verset 21 : « Car, puisque la mort est venue
par un seul homme (singulier), c’est aussi par un homme
(singulier) qu’est venue la résurrection des morts. »
Au verset 22, l’apôtre montre qui sont ces deux hommes, « Et
comme tous meurent en Adam, de même tous revivront en Christ. »
Cela nous conduit au
troisième thème important.
-
UNE INCROYABLE BONNE
NOUVELLE :
Cette incroyable bonne nouvelle du salut consiste en ce que
Dieu a racheté tous les hommes en un seul, Jésus-Christ. De
même que Satan avait ruiné tous les hommes en un seul, Adam.
5.
SANS AUCUN CHOIX DE NOTRE PART
Mais il y a une
différence : il nous faut bien comprendre ce qu’Adam a fait à la
race humaine. Personnellement, nous n’avons fait aucun choix
dans cette affaire. C’est notre héritage commun, parce que nous
sommes, par nature, ses héritiers. Mais, parce que « Dieu a
tant aimé le monde », ce qu’Il fit en Christ, est un don.
Comme tout don, nous ne pouvons en jouir avant de l’avoir
accepté.
6.
L’ÉVANGILE EN MINIATURE
Nous pouvons
découvrir le plan du salut dans sa totalité, en résumé, dans
l’épître aux Éphésiens 2 versets 4 à 6. Dans les trois premiers
versets de ce chapitre, l’apôtre Paul peint une image très
sombre, plutôt lugubre, et désespérante de notre condition
humaine. Il fait cela volontairement pour rappeler que la bonne
nouvelle du salut que Dieu a obtenu en Jésus-Christ, n’est pas
une bonne chose pour les gens qui ont une haute opinion
d’eux-mêmes ; ce sont les pécheurs qui ont besoin d’un Sauveur.
Dans 1 Timothée
1 verset 15, Paul dit ceci : « Le Christ est venu dans le
monde pour sauver les pécheurs. » Il parle des pécheurs, de
tous les pécheurs, de nous tous en réalité. Il est venu pour
nous, afin que nous puissions recevoir ce salut en Jésus-Christ,
et avec le désir que ce salut devienne effectif dans la vie de
chacun d’entre nous. Dieu doit premièrement détruire toute
confiance d’avoir en nous la capacité de nous sauver par nos
propres mérites.
Le péché est
perfide. Il nous trompe en nous laissant croire que nous pouvons
nous sauver par nous-mêmes, par nos bonnes oeuvres. Mais la
Bible est claire à ce sujet : « Il n’y a pas un seul juste
pas même un seul, ... pas un qui soit bon, pas même un. »
(Romains 3 : 9 à 12).
7.
DÉCOURAGÉ ?
La lettre que Paul
écrivit aux Éphésiens fut rédigée alors qu’il se trouvait en
prison. Il avait enseigné à Éphèse pendant trois années, mais il
était maintenant enfermé dans un cachot, à cause de ses
enseignements sur le Christ. Beaucoup, parmi les membres de
l’Église d’Éphèse se trouvèrent alors découragés. Voyant que le
grand apôtre Paul croupissait ainsi en prison, ils
s’interrogeaient et s’inquiétaient pour eux-mêmes. Si Dieu
n’avait pas pu délivrer un tel homme, qu’adviendrait-il
d’eux-mêmes ?
Paul leur écrivit
cette lettre merveilleuse, celle que nous reconnaissons comme
une perle dans ses écrits. Dans Éphésiens 2 versets 1 à 3, il
rappelle aux chrétiens d’Éphèse qu’ils ne sont pas sauvés parce
qu’ils sont bons. Ils étaient tous pécheurs, tant par leurs
performances que par naissance, mais ils étaient sauvés par
grâce. L’église d’Éphèse regroupait un ensemble de Juifs et de
Gentils (nom donné aux croyants non Juifs), et dans Éphésiens
2 versets 1 à 3, Paul s’adresse aux Gentils. « Vous étiez
morts par vos péchés et vos offenses. » En d’autres termes,
cela signifie qu’avant leur conversion, ils ne connaissaient pas
la vie spirituelle.
Au verset 2, Paul
va plus loin et parle de leurs péchés d’hier « dans lesquels
vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le
prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant
dans les fils de la rébellion (à l’Évangile). » Il dit
donc : « Vous étiez perdus par nature, comme vous l’êtes
aussi par votre comportement. Quelle que soit votre
considération personnelle, il n’en reste pas moins vrai que vous
étiez des pécheurs. »
Au verset 3, Paul
dit à ses concitoyens Juifs : « Nous tous aussi, nous étions
de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises
de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos
pensées, et nous étions par nature des enfants de colère comme
les autres... » Ainsi donc, notre condition à nous, Juifs,
est la même que celle des Gentils. Nous, Juifs et Gentils,
sommes pécheurs par notre nature héritée et par nos actions.
Dans Romains 3 verset 23, Paul dira encore : « Il n’y a pas
de différence (Juifs ou Gentils) car tous ont péché et sont
privés de la gloire de Dieu. »
8.
VIVANTS APRÈS LA MORT
Après avoir fait
cette description plutôt sombre de la situation, Paul introduit
la merveilleuse bonne nouvelle du salut dans Éphésiens 2 verset
4 : « Mais, (bien que nous soyons tous pécheurs, et
dignes de la condamnation et de la mort), à cause de son
grand amour pour nous, Dieu qui est riche en miséricorde, nous a
rendus vivants en Christ alors que nous étions mort par nos
transgressions -c’est par grâce que vous êtes sauvés. » Ce
qui peut être aussi traduit par : « C’est à cause de l’amour
de Dieu pour nous que nous sommes sauvés en Jésus-Christ. »
La raison fondamentale de notre salut réside dans l’amour que
Dieu nous porte.
9.
UN AMOUR ÉTRANGER
C’est ici que
réside le gros du problème. Le terme que Paul utilise pour amour
dans ce teste n’a pas d’équivalent dans la langue française.
Nous ne possédons qu’un seul mot pour définir notre affection :
« aimer ». Nous utilisons le même mot, quel que soit le
sujet traité. Nous « aimons » notre femme ou notre « mari »,
nous « aimons » nos amis, nous « aimons » nos animaux
domestiques préférés, nous « aimons » tel ou tel film ou
spectacle. Ainsi, quand nous lisons 1 Jean 4 verset 8 « Dieu
est amour », nous avons tendance à projeter notre concept
personnel de l’amour sur Dieu. Lorsque nous faisons cela, nous
pervertissons l’idéal de l’amour Divin, et par extension donc,
nous pervertissons l’Évangile. Le mot employé ici par Paul est
Agapé, un des quatre mots du langage grec qui peuvent
être utilisés pour dire « aimer ». Pour définir l’amour de Dieu,
Paul a choisi Agapé, qui restait un mot relativement
obscur pour les Grecs de l’époque. C’est celui-ci, parmi les
quatre connus à l’époque, qui a été utilisé dans le Nouveau
Testament pour décrire l’amour de Dieu.
Dieu est « Agapé »
et c’est cet Agapé qui est la base de notre salut. Il est
extrêmement important que nous comprenions bien l’amour Agapé,
car c’est sur cette base là que Dieu nous sauve. Si nous
projetons notre amour humain sur Dieu, nous pouvons être assurés
de pervertir l’Évangile ; dès lors, nous ne parviendrons pas à
comprendre la bonne nouvelle du salut. Il y a deux domaines dans
lesquels l’amour de Dieu et l’amour de l’homme sont non
seulement différents, mais en complète opposition. C’est donc
uniquement dans une réévaluation de ce qu’est l’amour de Dieu,
en contraste avec nos propres sentiments, que nous pourrons
saisir et apprécier véritablement le plan du salut, l’Évangile
de Jésus-Christ.
-
L’amour
conditionnel: Je t’aime dans la mesure où...
L’amour humain est
conditionnel, c’est-à-dire qu’il dépend de la beauté ou de la
bonté de l’objet aimé. Notre amour nécessite un éveil préalable.
L’homme n’aime pas spontanément. Le sujet aimé doit être bon, ou
posséder un attrait quelconque, puisque le sentiment qui s’anime
en nous attend quelque chose en retour. Nous ne réussissons pas
à aimer nos ennemis.
L’amour de l’homme est
une mauvaise base pour la compréhension de l’Évangile dans la
mesure où la projection de nos idées sur le message biblique
détruit la force de la bonne nouvelle qu’il contient. L’Évangile
devint alors une suite de bons conseils nous disant qu’à moins
de devenir bon, le ciel nous est fermé. Cela est en
contradiction avec le message que le Dieu de la Bible veut faire
connaître.
-
L’Amour
inconditionnel:
Je t’aime malgré...
En contraste absolu
avec notre amour humain, l’amour divin (Agapé) est
inconditionnel ; il est spontané ; il reste indépendant de notre
éventuelle bonté. En enseignant les chrétiens de Rome, Paul
parle de cet amour divin : « Or l’espérance ne trompe point,
parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le
Saint-Esprit qui nous a été donné. » Il fait ensuite une
exceptionnelle description de cet amour en contraste avec le
nôtre.
10.
L’IMPUISSANCE DE NOTRE AMOUR
« Car, lorsque
nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué est mort
pour des impies. » (Romains 5 : 6). Le terme « impie »
signifie méchants, malicieux. Nous étions donc sans force, sans
la force de nous sauver nous-mêmes ; mais le Christ est mort
pour nous, parce que l’amour de Dieu est inconditionnel.
Dans Romains
5 verset 7, Paul décrit l’amour de l’homme : « À peine
mourrait-on pour un juste ; quelqu’un peut-être mourrait-il pour
un homme de bien. » Les hommes sont connus pour être
capables de donner leur vie pour un être aimé, un ami,
éventuellement leurs concitoyens (cela devient même de plus en
plus rare).
Au verset 8, Paul
fait une description de l’amour de Dieu. Contrairement à ce que
l’homme peut produire sur le plan de son affection pour autrui,
l’amour de Dieu n’a besoin d’aucun préalable pour se manifester.
Voici ce qu’il
dit : « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que,
lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour
nous. » Le Christ est mort pour nous alors que nous étions
malicieux, alors que nous étions mauvais. Il nous a rachetés.
C’est l’extraordinaire vérité de l’amour de Dieu.
Au verset 10, Paul
va plus loin : « Car si, lorsque nous étions ennemis, nous
avons été réconciliés avec Dieu par la mort de Son Fils, à plus
forte raison, étant réconciliés, serons nous sauvés par sa vie.
»
C’est pourquoi, cet
inconditionnel amour divin est le fondement de notre salut. Paul
dit dans Éphésiens 2 verset 4 que Dieu est capable de nous
sauver à cause de cet amour là.
11.
AU-DELÀ DE L’IDÉE QUI AFFIRME,
« JUSQU’À LA MORT, FAISONS NOTRE PART »
L’amour humain est
aussi changeant qu’il est conditionnel, c’est pourquoi il est si
peu fiable. Pierre était sincère quand il parlait à Jésus dans
la chambre haute : « Quand il me faudrait mourir pour toi, je
ne te renierai pas » (Matthieu 26 : 35). Mais, au moment où
son amour pour le Christ fut testé quelques heures plus tard, il
renia Jésus, -par trois fois- et à la troisième, il insista en
insultant et en blasphémant.
C’est à cause de la
versatilité de l’amour de l’homme qu’il y a tant de divorces
dans nos pays. Hommes et femmes tombent amoureux, se marient et
divorcent quelques années plus tard. Mais l’amour de Dieu ne
change pas. Dans Jérémie 31 verset 3, Dieu dit aux Juifs
rebelles : « Je vous ai aimés d’un amour éternel. »
Dans 1 Corinthiens
13 verset 8, nous pouvons lire : « L’amour ne périt jamais. »
Dans Jean 13 verset 1, il est écrit que Jésus mit le comble à
son amour pour ses disciples, y compris pour Judas, en
connaissant parfaitement les motivations égoïstes des onze
autres à ce moment-là. Dans Romains 8 verset 35, Paul dira : « Qui
nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation ou
l’angoisse, ou la persécution ou la faim, ou la nudité ou le
péril, ou l’épée ? » Il veut dire ici qu’en période de
crise, nous pourrons avoir l’impression d’être abandonné, mais
en réalité, « Je suis convaincu que ni la mort, ni la vie, ni
les anges, ni les démons ni le présent, ni le futur, ni aucun
pouvoir, ni aucune hauteur ou profondeur, ni rien qui puisse se
trouver dans la création ne pourra nous séparer de l’amour de
Dieu manifesté en Jésus-Christ. »
12.
LE ROYAUME À L’ENVERS
L’amour de Dieu ne
change pas, il est inconditionnel, c’est un amour qui renonce à
lui-même, il ne cherche pas son propre intérêt. A cause de cet
amour, Jésus, qui est Dieu, est descendu de plus en plus bas. Il
devint un être humain et se rendit obéissant jusqu’à la mort de
la croix afin que vous et moi puissions être sauvés. Il nous a
aimés jusqu’au bout. Paul dit, dans 2 Corinthiens 8 verset 9, « Car
vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui
pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin que par
sa pauvreté vous fussiez enrichis. »
Paul dira ensuite
dans Philippiens 2 versets 6 à 8, que Jésus s’est dépouillé
lui-même jusqu’à n’être plus rien, pour pouvoir devenir notre
Sauveur. En contraste absolu, l’amour humain est égocentrique et
tourné vers lui-même, c’est pourquoi il cherche toujours la
meilleure place. Économiquement, socialement, religieusement,
sur le plan de son éducation, l’homme cherche toujours à
s’élever de plus en plus haut, pour pouvoir devenir le numéro
un. En contraste avec cette démarche, Dieu descend de plus en
plus bas, jusqu’à nous. C’est un fondement sur lequel notre
salut est construit.
Mais, le fait que
Dieu nous aime de manière inconditionnelle ne suffit pas à nous
sauver. Dieu est saint et juste : c’est pourquoi il ne peut pas
justifier le pécheur sans maintenir son intégrité vis-à-vis de
sa loi.
13.
EN CHRIST
Avec cette
compréhension de l’amour de Dieu, nous pouvons lire dans
Éphésiens 2 versets 4 à 6 : « Mais Dieu, qui est riche en
miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous
qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec
Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés) ; il nous a
ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les
lieux célestes, en Jésus-Christ. »
Dans cette
puissante déclaration, Paul met en évidence la phrase clé de
toute l’épître. Si nous éliminons cette phrase, nous détruisons
le message évangélique de Paul. Cette expression qui revient
régulièrement sous sa plume représente le thème central de sa
théologie et elle met en évidence le moyen de notre
salut.
Dans le verset 4,
Paul dit que Dieu nous sauve parce qu’il nous aime. Au verset
cinq, il dit qu’il nous a rendus à la vie et il affirme que nous
sommes sauvés par grâce ; finalement, il nous élève et nous fait
asseoir avec lui dans les lieux célestes -tout cela en
Jésus-Christ.
Cette expression se
rencontre parfois en d’autres termes tels que, en lui, par
lui, dans le bien-aimé, ou encore tous ensemble avec lui,
etc. Ce sont des expressions synonymes et elles impliquent
toutes l’idée « en Christ ». La vérité cachée derrière cette
expression a été introduite par Jésus lui-même quand il disait à
ses disciples : « Demeurez en moi ! » (Jean 1 : 4).
Les mots "en Christ"
sont les soubassements de l'Évangile, si nous ne comprenons pas
ce que le Nouveau Testament -et particulièrement Paul- veut dire
par cette formule "en Christ", nous ne parviendrons jamais à
comprendre le merveilleux message de l'Évangile, nous ne
réussirons pas à saisir véritablement la bonne nouvelle du
salut.
Ces mots « en
Christ », sont le coeur même de l’Évangile. En tant que
chrétiens, nous ne possédons rien, si ce n’est ce qui est « en
Christ ». Toutes nos espérances et toutes nos joies chrétiennes,
la paix, la justification, la vie sainte, la victoire sur le
pouvoir de la chair, la sanctification, l’espérance bénie de la
glorification que nous recevrons à la seconde venue du Seigneur,
toutes ces merveilleuses ramifications des bonnes nouvelles du
salut sont toujours nôtres, en Christ. En dehors de lui, nous
n’avons rien que le péché, la condamnation et la mort que nous
héritons d’Adam.
Bien que Dieu nous
aime inconditionnellement, et parce qu’il est saint et juste, il
ne peut pas nous sauver simplement en excusant et en pardonnant
nos péchés. Nous excusons régulièrement les fautes de nos
enfants, ou celles de quelques autres personnes, mais Dieu ne
peut pas faire cela inconditionnellement parce qu’il est juste.
14.
SOLIDARITÉ
Alors, la question
est la suivante : « Comment Dieu peut-il sauver l’humanité ? »
« Comment Dieu peut-il justifier les impies (Romains 4 : 9) qui
croient en Jésus-Christ tout en maintenant Son intégrité devant
sa loi sainte qui condamne le pécheur ? » Contourne-t-il la
loi ? Dieu ne peut pas se permettre de dire : « Je suis
souverain et je peux me passer de garder ma propre loi. Et comme
j’aime cette race rebelle, cette humanité pécheresse
inconditionnellement, je vais la prendre avec moi au ciel. »
Dieu ne peut pas agir ainsi parce qu’il est toujours vrai avec
lui-même. C’est pourquoi la solution du problème est la notion
« en Christ ».
Cette expression
« en Christ » est plutôt difficile à comprendre, comme était
aussi difficile à comprendre pour Nicodème cette parole du
Christ : « Tu dois naître de nouveau. » Comment un homme
peut-il naître une seconde fois quand il est âgé ? « Évidemment,
il ne peut revenir dans le sein de sa mère » (Jean 3 : 4).
De même, l’idée « en Christ » n’est pas toujours facile à
saisir. Cela est particulièrement vrai pour les personnes qui
vivent en Occident, dans les pays où l’on a l’habitude de penser
en termes individuels, alors que la pensée « en Christ » est
basée sur ce qui est reconnu comme le principe biblique de
solidarité, soit plusieurs personnes en une.
Pour nous aider à
comprendre ce que ces termes signifient, nous pouvons considérer
deux situations dans la Bible ; cela nous aidera à comprendre où
Dieu veut en venir dans Éphésiens 2. Le premier exemple se
trouve dans l’épître aux Romains. Paul parle aux Juifs chrétiens
de Rome en citant l’Ancien Testament. Dieu parle à Rebecca, la
femme d’Isaac, enceinte de jumeaux, à qui il est dit : « Le
plus âgé servira le plus jeune » (Romains 9 : 12).
Dieu parle ici en
termes de solidarité. Quand il utilise les mots le plus âgé,
il ne pense pas à Ésaü, mais aux Édomites, qui furent en fait
ses descendants. Quand il utilise les mots le plus jeune,
il ne parle pas de Jacob individuellement, mais des Israélites,
qui furent les descendants de Jacob (Voyez Genèse 25 : 21 à 23).
Il est vrai que les Édomites, les descendants d’Ésaü servirent
les Israélites, descendants de Jacob. C’est la notion de corps.
Un autre exemple se
trouve dans le Nouveau Testament pour nous aider à comprendre ce
que Paul entend par « en Christ ». C’est dans Hébreux 5 verset
18, où Paul tente de convaincre les Juifs chrétiens que le
Christ, en tant que Grand Prêtre dans le sanctuaire céleste, est
de loin supérieur au prêtre de la dispensation juive du
Lévitique. Ces Juifs chrétiens étaient en danger permanent de
quitter le Christ pour retourner au Judaïsme. Paul les met en
garde en leur rappelant que le fait de quitter le Christ, devenu
le Grand Prêtre pour retourner à la prêtrise de Lévi serait
faire marche arrière dans la foi. Ne quittez pas la réalité pour
le type.
Pour pouvoir les
convaincre de ne pas se séparer de Christ, Grand Prêtre des
croyants, et retourner à la prêtrise lévitique, Paul doit leur
prouver que la prêtrise de Christ est supérieure à celle
dispensée dans le sanctuaire terrestre, celle qui était
pratiquée dans l’Ancien Testament.
Comment s’y prend-il ?
-
Le Christ ne pouvait
pas appartenir à la prêtrise lévitique parce qu’en accord avec
la loi de Moïse, le prêtre devait être un descendant de la
tribu de Juda. Joseph et Marie appartenaient tous les deux à
la tribu de Juda, aussi dit-on que le Christ fut Grand Prêtre
selon l’ordre de Melchisédek (Hébreux 7 : 7 à 10), un prêtre
qui existait à l’époque d’Abraham (Hébreux 6 : 20).
-
Ayant montré ces
choses, Paul explique maintenant comment Melchisédek était
supérieur à Lévi. La preuve qu’il donne de cela c’est que Lévi
paya la dîme à Melchisédek (Hébreux 7 : 10). Pourtant, si vous
lisez l’Ancien Testament, Lévi n’a jamais payé la dîme à
Melchisédek. C’est Abraham qui paya cette dîme. Lévi, arrière
petit-fils d’Abraham, n’existait pas lorsque ce dernier
rencontra Melchisédek. Il était encore dans les reins
d’Abraham, et c’est pourquoi Lévi fut néanmoins impliqué dans
le paiement de la dîme à Melchisédek, parce qu’il était « en
Abraham ». Parce que vous et moi étions « en Adam » quand il
pécha, nous souffrons les conséquences de son péché.
De même à
l’incarnation, Dieu prit la vie de la race humaine à laquelle
nous appartenons, une vie qui a besoin d’être rachetée, et il
l’unit en Marie avec la vie de Christ ; ainsi, quand Christ
naquit dans ce monde, il était à la fois divin et humain. Le
côté humain que Jésus possédait était véritablement celui de la
race humaine ayant besoin d’être rachetée. C’est pourquoi
Jésus-Christ est appelé le second Adam « la deuxième humanité ».
15.
QUALIFIÉ
Cela ne nous sauve
pas, mais qualifie Jésus pour être notre représentant, notre
substitut. Ayant cela présent à l’esprit, retournons à Éphésiens
2 verset 5. Paul dit que Dieu nous a rendus à la vie, de morts
que nous étions par nos péchés et nos offenses. Cela signifie
que nous avons été spirituellement rendus vivants quand nous
fûmes unis à la divinité à l’incarnation. Puis il ajoute : « C’est
par grâce que vous êtes sauvés. » C’est une déclaration
pleine de puissance. Il veut dire que, par Sa vie parfaite et
Son sacrifice sur la croix, le Christ a parfaitement satisfait à
la loi, de façon à ce que la race humaine soit sauvée.
16.
IL FIT CELA COMPLÈTEMENT
Il y a deux choses
que la loi exigeait de Jésus afin qu’il soit notre substitut et
afin que nous soyons sauvés totalement du péché:
·
Jésus
devait obéir à la loi, parfaitement. Durant les trente-trois
années de sa vie terrestre, il y parvint absolument. Il dira aux
Juifs qu’il n’est pas venu pour abolir la loi, mais pour
l’accomplir (Matthieu 5). Dans Romains 10 verset 4, Paul nous
dit que « le Christ est la fin de la loi (l’achèvement ou
l’accomplissement de la loi) pour la justification de tous
ceux qui croient. » Parce que l’humanité de Jésus était
notre humanité corporative, et parce que nous étions placés par
Dieu, en Lui, alors son obéissance peut être considérée comme la
nôtre et nous être imputée ; parce que nous étions en lui, nous
avons obéi parfaitement à la loi.
·
Mais ce
n’est pas encore suffisant pour nous sauver, puisque la loi
dit : « L’âme qui pèche, c’est aussi celle qui doit mourir. »
(Ézéchiel 18 : 4).
Chez les Juifs, le
garçon n’était par véritablement un homme tant qu’il n’avait pas
atteint trente ans. Aussi, Jésus, étant resté parfaitement
obéissant à la loi, de sa naissance à sa maturité, prit notre
humanité corporative et la conduisit à la croix. Là, il soumit
cette humanité au salaire du péché. Aussi, quand il mourut sur
la croix, ce n’était pas seulement un homme qui mourait à la
place de tous les autres, mais c’était toute l’humanité qui
mourait en lui.
La Bible enseigne que
le Christ est mort pour nous, elle dit qu’il est mort à notre
place, en tant que substitut, (parce qu’il fit ce choix le
premier), mais la seule raison pour laquelle il pouvait mourir
pour nous, c’est parce qu’il nous avait tous pris « en lui ».
Autrement dit, sa mort est une mort corporative (2 Corinthiens
5 : 14) « Si un seul est mort pour tous, tous sont donc
morts. » Tous les hommes meurent en un seul, Jésus-Christ.
Ce qui ne signifie pas que nous avons payé le prix du péché.
C’est lui qui a payé ce prix, mais, nous étions impliqués dans
sa mort comme Lévi fut impliqué en Abraham quand celui-ci paya
la dîme à Melchisédek.
17.
UN AMOUR IRRÉSISTIBLE
C’est
particulièrement clair dans 2 Corinthiens 5 verset 14 « Car
l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si
un seul est mort pour tous, tous donc sont morts. » Tous
meurent en un seul parce que tous étaient en lui. C’est pourquoi
Paul peut dire dans Éphésiens 2 verset 5 : « C’est par grâce
que vous êtes sauvés. »
C’est la vie
parfaite que le Christ a menée et sa mort en sacrifice qui ont
pu satisfaire les exigences de la loi de Dieu en faveur de la
race humaine. Dans cette double performance, le Christ a changé
le statut de la race humaine, condamnés que nous étions, nous
sommes maintenant justifiés pour la vie. C’est ici l’incroyable
bonne nouvelle de l’Évangile (Lire Romains 5 verset 18).
Ce point est si
important que nous pouvons lire un autre texte, dans 1
Corinthiens 1 verset 30 « Or, c’est par lui que vous êtes en
Jésus-Christ. » Notez que trois personnes sont impliquées
dans ce verset, il y a « lui », « vous » et « Christ ». Le
contexte définit qui est le « lui », c’est Dieu ; « lequel,
de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, ... » Le « vous »
est donc nous, et le Christ est le Fils de Dieu. C’est ce que
Dieu a fait pour nous à l’incarnation.
18.
UNE NOUVELLE HISTOIRE
Alors, Paul dit que
Dieu a fait de Christ notre sagesse. Le mot sagesse ici signifie
« connaissance particulière ». Souvenez-vous ce que Jésus disait
dans Jean 8 :verset 32 : « Alors, vous connaîtrez la vérité,
et la vérité vous rendra libres. » Par vérité, Jésus parlait
de lui-même. Au verset 36, on lira : « Si le Fils vous rend
libres, alors vous être réellement libres. » Cette
connaissance particulière, c’est celle de Jésus-Christ, et lui
crucifié.
Comme Paul l’a dit
aux Corinthiens : « C’est par lui que vous êtes en
Jésus-Christ, lequel de par Dieu a été fait pour nous sagesse,
justice et sanctification et rédemption, afin, comme il est
écrit, que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur. »
(1 Corinthiens 1 : 30, 31).
Cela peut être
illustré très simplement. Prenez un morceau de papier, qui nous
représente, et placez-le dans la Bible, qui représente Jésus ;
Jean 1 verset 1, nous dit que la Parole de Dieu a été faite
chair. En faisant ainsi, les deux parties en forment une seule.
Si nos emballons la Bible dans un papier et que nous allions à
la poste pour l’envoyer dans un autre pays, le papier -qui nous
représente- y va également. Jamais le papier ne pourra dire
qu’il est parti par ses propres moyens, mais il pourra toujours
dire, et ce sera légal, qu’il est arrivé dans la Bible.
Admettons qu’après que le colis contenant la Bible soit arrivé à
destination, le bureau de poste soit l’objet d’un incendie et
que la Bible brûle. Que se passe-t-il pour le papier ? Le papier
(nous), qui est dans la Bible (Christ), brûle.
L’histoire de la
Bible devient l’histoire du papier, parce que les deux ne font
qu’un. Quand la Bible part, le papier part aussi. Ce qui arrive
à la Bible arrive aussi au papier. Cela illustre comment Dieu
nous sauve en Jésus-Christ. Dieu nous a placés en Christ pour
pouvoir réécrire notre histoire et changer notre statut de
condamnation en justification. C’est à cela que Paul pense quand
il dit : « C’est par grâce que vous êtes sauvés. »
19.
EN DEHORS DE CE MONDE
Après que
Jésus-Christ nous ait rachetés par sa vie et par sa mort, Paul
nous dit dans Éphésiens 2 : 6 : « Dieu nous a ressuscités
avec Christ. » Nous étions donc en Lui à l’incarnation ;
nous étions en Lui dans sa vie parfaite ; nous étions en Lui à
la croix ; et maintenant nous sommes en Lui à la résurrection.
Il monta au ciel pour s’asseoir à la droite de Dieu, et nous
sommes aussi avec Lui au ciel. Paul dit dans Éphésiens 2 verset
6 : « Dieu nous a ressuscités ensemble, et nous a fait
asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ. »
Ce que Dieu a fait
pour nous en Christ représente le don fait aux hommes ; mais
parce qu’il nous a créés libres, il doit y avoir une réponse de
notre part. Cette réponse, c’est la foi. Paul dira dans
Éphésiens 2 versets 8 et 9 : « Car c’est par la grâce que
vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas
de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les oeuvres,
afin que personne ne se glorifie. »
Le salut est
totalement, à cent pour cent, un don libre, gratuit, offert par
Dieu à qui cela a coûté un prix infini.
20.
LA RÉALITÉ DE LA FOI
Le don ne devient
pas nôtre automatiquement. Nous devons croire, et avoir la foi.
La foi, telle qu’elle est définie dans le Nouveau Testament
implique trois choses :
-
Pour avoir une foi
authentique, il nous faut premièrement connaître l’Évangile.
Nous devons connaître la vérité telle qu’elle est en
Jésus-Christ. Paul dit dans l’épître aux Romains que : « la
foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la
Parole de Christ. » C’est pourquoi Jésus a donné l’ordre
d’aller par le monde entier pour annoncer l’Évangile à toute
créature (Voir Marc 16 verset 15).
-
Connaître l’Évangile
n’est pas suffisant. Nous devons croire à cette vérité telle
qu’elle est en Jésus-Christ. Croire signifie acquiescer
mentalement. « Quiconque entend ma voix et croit en Celui
qui m’a envoyé a la vie éternelle et il est passé de la mort à
la vie. » (Jean 5 :
24). Malheureusement trop de chrétiens en restent là.
-
Le troisième élément
est très important. Nous sommes appelés à obéir à cette
vérité. Paul rappellera aux chrétiens de Rome : « Jésus-Christ
par qui nous avons reçu la grâce et l’apostolat, pour amener
en son nom à l’obéissance de la foi tous les païens. »
(Romains 1 : 5). Dans l’épître aux Romains 10 verset 16, il
s’adresse à la nation juive, et dit : « La raison pour
laquelle vous êtes perdus est que vous n’avez pas obéi à
l’Évangile. » Dans Galates 5 verset 7 « Vous couriez
bien ; qui vous a arrêtés, pour vous empêcher d’obéir à la
vérité ? »
21.
OBÉIR À LA BONNE NOUVELLE
Obéir à l’Évangile
signifie simplement soumettre sa volonté à la vérité telle
qu’elle est en Jésus-Christ. Parce que vous et moi sommes
pécheurs, la loi nous condamne à mort. Nous n’avons pas le
choix. Il nous faut mourir. Mais nous trouvons, par la grâce de
Dieu, la possibilité de mourir « en Christ », une mort qui s’est
produite il y a deux mille ans, et nous pouvons accepter cette
mort comme la nôtre. C’est un choix plein d’espérance quand on
sait que Christ est ressuscité des morts. Il a quitté la tombe.
Si vous faites le choix de mourir ailleurs qu’en Lui, alors il
n’y aura pas de résurrection pour vous, puisque la mort, en tant
que salaire du péché, est un adieu éternel à la vie. Quand bien
même vous devenez chrétien, il vous faudra mourir un jour. Mais
cette mort-là ne sera qu’un sommeil, à cause de l’espérance de
la résurrection (1 Corinthiens 15 : 20 à 23).
Je prie pour que
vous ne refusiez pas cette merveilleuse nouvelle du salut en
Jésus-Christ. La question que Philippe le diacre a posée au
premier païen qu’il rencontra est : « Comprends-tu ce que tu
lis ? » (Actes 8 : 30). Jésus nous a donné cet ordre : « Allez
par toutes les nations et prêchez la bonne nouvelle du salut à
toute la création. Quiconque croira et sera baptisé sera
sauvé. » (Marc 16 : 15 à 16).
22.
PRÉDESTINÉS À ÊTRE ADOPTÉS
Au moment où nous
acceptons le salut par Jésus-Christ, nous recevons toutes les
bénédictions qui sont promises à ceux qui entendent, croient et
obéissent à l’Évangile. Éphésiens 1 versets 3 à 6 parle de la
joie qui est associée à cela : « Béni soit Dieu, le Père de
notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes
de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ !
En Lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que
nous soyons saints et irrépréhensibles devant Lui, nous ayant
prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par
Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté. »
En Christ, nous
sommes saints et irréprochables. « En Lui, nous sommes aussi
devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution
de Celui qui opère toutes choses d’après le conseil de sa
volonté, afin que nous servions à la louange de sa gloire, nous
qui d’avance avons espéré en Christ. » Celui qui nous a été
donné gratuitement, c’est Jésus-Christ.
Note de
l’éditeur :
La prédestination dont il est question dans la Bible est avant
tout une préconnaissance de la part d’un Dieu qui est omniscient
(Dieu sait toute chose d’avance). Il ne s’agit pas là, comme
certains le pensent, d’un choix arbitraire de Dieu envers
quelques-uns au dépens d’autres qui seraient abandonnés dans
leurs péchés. Cette interprétation erronée ferait de Dieu un
Dieu injuste, ce qui serait parfaitement décourageant et nous
rendrait fatalistes. La Bible dans son ensemble dément
formellement cette interprétation, elle indique clairement que
Dieu souhaite sauver tous les hommes et que Christ est mort pour
tous les hommes.
23.
LA FOI QUI OEUVRE
Paul dit que non
seulement nous avons la paix en Jésus-Christ mais dans Éphésiens
2 : 10, il nous rappelle que Dieu nous a « créés en
Jésus-Christ pour de bonnes oeuvres qu’il a préparées d’avance
pour nous. » Une authentique justification par la foi nous
apporte non seulement la paix avec Dieu et l’espérance de la vie
éternelle, mais elle change complètement notre attitude de vie
par l’Esprit qui habite alors en nous. Par le Saint-Esprit, nous
commençons à vivre autrement, à connaître une vie d’obéissance à
sa Parole, et c’est là un « fruit de la foi ». Ces bonnes
réalisations que nous ferons ne participent pas à notre salut,
elles ne contribuent en rien à nous donner la vie éternelle,
c’est « en Christ » que notre salut est assuré, mais ces oeuvres
témoignent de la justice par la foi que nous avons acceptée.
24.
CROIRE, C’EST VOIR !
C’est cette bonne
nouvelle du salut que Dieu a confiée à son Fils, afin qu’Il la
prote à l’humanité.
La question est donc
la suivante :
Que dois-je faire pour
être sauvé ?
La réponse est :
« Crois (aie la foi)
en Jésus-Christ et tu seras sauvé. »
Libre de la
condamnation de la loi, Christ vit en vous pour que le monde
puisse Le voir, Lui, l’espérance de la gloire. C’est notre
prière dans le nom de Christ.
Amen. |